Le scooter : une histoire déjà ancienne.
Le scooter
n'est pas une nouveauté.
A la fin des années quarante : il avait déjà vécu une première expérience qui n'avait pas été des plus concluantes. En 1916, il était très chic de descendre la 5e avenue à NEW-YORK, de rouler vers Trafalgar Square à LONDRES ou de se montrer au bois de Boulogne à PARIS sur un auto-ped. Ce curieux engin venu des Amériques n'était qu'une trottinette à moteur à petites roues, pratiquement sans suspension, tractée par un faible deux temps sur la roue avant, que le pilote, debout sur le plancher, dirigeait par un guidon rectiligne en bout d'une longue colonne ; ce guidon, en se rabattant, effectuait débrayage et freinage.
De part sa conception, l'auto-ped et ses dérivés, anglais, allemands ou français, était d'une utilisation des plus réduites ; de brèves "courses" sur terrain plat et uni. Son inconfort est notoire tout autant que sa tenue de route est mal assurée.

De plus, l'état des routes des années 1910-1920 n'était pas vraiment fait pour augmenter son rayon d'action. On ne montera une selle, et même un baquet aussi confortable que possible, on agrandira les roues, on logera un moteur moins poussif au pied de la colonne de direction ou devant la roue arrière ou au-dessus de celle-ci, on équipera de suspension la "patinette à moteur" qui est devenue scooter. Le succès demeure modeste, même si Gaby Morlay ou Mistinguett sont largement photographiés sur les scootamota ABC, même si se créent des épreuves touristico-sportives et un scooter-club de France (1920) pour la promotion, même si une jeune firme française, Monet-Goyon, se dote d'une équipe de scooters et de pilotes de course qui raflent les lauriers. Et en 1925, le scooter meurt de sa première mort : il n'était pas viable.


La traversée du désert du scooter :
Mais le scooter n'est pas vraiment oublié : le feu couve sous la cendre.
Ainsi, en France, Monet-Goyon, qui avait produit les vélauto et super-vélauto des années 20, construit l'auto-mouche, un trois roues dont l'aspect général est celui de ses défunts scooters et qui fera carrière jusqu'à la fin des années quarante.

En France, toujours, l'ingénieur en électricité qu'est Henry Lanoy étudie en 1938 un scooter dont le prototype devait être monté chez new-map, constructeur de motos à Lyon. Ce sera Simard, fabricant de side-car, lyonnais lui aussi, qui réalisera ce prototype, breveté en 1942 et qui sera finalement exposé à la foire de Lyon au printemps 1946 sur le stand des cycles Rhonson.
Les américains, pionniers du scooter et dont l'ultime évolution sera le Ner-a-car, auto à deux roues conçue par un ingénieur de chez Overland, disposent du Moto-Glide produit par Salisbury en Californie et du Moto-Scoot Century à moteur Briggs & stratton de 1,5 ch à soupapes latérales, tous deux datant de la fin des années trente. Pendant la seconde guerre mondiale, les troupes U.S vont utiliser le Cushman construit dans le Nebraska : c'est un gros scooter à moteur de 250cc quatre temps à soupapes latérales, servi par un embrayage automatique centrifuge et une boite à deux vitesses ; des pneus de moyen diamètre mais de forte section pallient l'absence de suspension.

Ces Cushman s'illustreront dans les champs de bataille d'Europe et d'Afrique pour les liaisons entre les différents corps d'armée ou les reconnaissances en territoire occupé par l'ennemi ; ils finiront leur carrière chez les troupes aéroportées françaises durant la guerre d'Indochine.
Pour les mêmes usages, les Italiens ont le Volugrafo Aermoto de Turin et les Anglais le Welbike ; ce sont plutôt des motos pliantes à petites roues (jumelées sur le véhicule transalpin) que de véritables scooters, permettant aux troupes aéroportées de gagner rapidement leur lieu d'intervention.

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Véhicule à moteur à deux roues, muni d'une
jupe à cadre ouvert protégeant le conducteur. Le scooter, après quelques
années de succès, n'est plus à la mode; seule la motocyclette se maintient
surtout sous la forme du vélomoteur (Industr. fr. caoutch., 1965, p.
44).
Scooter
des neiges. ,,Sorte de véhicule à deux places, à moteur à essence,
comprenant une spatule dirigée par un volant et une chaîne qui fait avancer
l'engin de la même manière qu'une auto chenille ou un tank`` (GAUTRAT
Ski 1969). Il ne faut pas s'attendre à un palace. Le premier contact
avec la cabane est rude, même si le scooter des neiges
on
dit « skidoo »
a
emporté les bagages (Le Figaro Magazine, 25 janv. 1986, p. 138).
Prononc. et Orth.: [
],
[-
].
Plur. des scooters. Prop.
CATACH-GOLF.
Orth. Lexicogr. 1971, p. 298: scooteur ou scouteur. Étymol.
et Hist. 1919 « petit véhicule motorisé à deux roues » (Moto-Revue,
15 juin, 824a et 15 déc., 1190b ds HÖFLER Anglic.);
1922 Scooter Club de France (ibid., 1er févr., 51a, ibid.);
1945 « véhicule motorisé à deux roues, caractérisé par un carénage et la
position assise du conducteur » (La Vie automobile, 10-25 mai, 102-103, ibid.);
1958 scooter des neiges (L'Aurore, 19 mars, 76, ibid.).
Empr. à l'angl. scooter désignant le véhicule motorisé à deux roues
(1917 ds NED Suppl.2) appelé aussi motor-scooter comp.
de motor, de même orig. que le fr. moteur* et de scooter
« celui qui démarre vite, qui file » d'où « petit véhicule ou bateau très
maniable » et « trottinette d'enfant », dér. de to scoot « démarrer
brusquement, courir vite, filer » forme amér. d'un verbe angl. to scout
d'orig. obsc. (v. NED et NED Suppl.2).
DÉR. Scootériste, subst. masc. Personne conduisant un scooter. Quand
Antoine (...) a été tué il y a deux ans, quel prince de la pègre, dans quel
combat singulier, a osé abattre le chef des frères Guérini? Deux petits, même
pas en automobile... à scooter. Comme si ce n'était même pas la peine d'user
de l'essence pour liquider un empire. Antoine mort, les scootéristes
s'acharnent: onze balles de 11,43 (Le Nouvel Observateur, 12 janv.
1970, p. 29, col. 4).
[
].
Prop. CATACH-GOLF. Orth. Lexicogr. 1971, p. 298: scootériste ou scoutériste.
1re
attest. 1951 (L'Aurore-France libre, 17 avril, 5e ds HÖFLER
Anglic.); de scooter, suff. -iste*; cf. aussi
l'angl. scooterist (1919 « celui qui circule sur un petit véhicule
maniable », 1956 « celui qui circule sur un petit véhicule motorisé et caréné
à deux roues » ds NED Suppl.2).
BBG.
DUB.
Dér. 1962, p. 73; p. 42 (s.v. scootériste).
Prononc. et Orth.: [
],
[-
].
Plur. des scooters. Prop.
CATACH-GOLF.
Orth. Lexicogr. 1971, p. 298: scooteur ou scouteur. Étymol.
et Hist. 1919 « petit véhicule motorisé à deux roues » (Moto-Revue,
15 juin, 824a et 15 déc., 1190b ds HÖFLER Anglic.);
1922 Scooter Club de France (ibid., 1er févr., 51a, ibid.);
1945 « véhicule motorisé à deux roues, caractérisé par un carénage et la
position assise du conducteur » (La Vie automobile, 10-25 mai, 102-103, ibid.);
1958 scooter des neiges (L'Aurore, 19 mars, 76, ibid.).
Empr. à l'angl. scooter désignant le véhicule motorisé à deux roues
(1917 ds NED Suppl.2) appelé aussi motor-scooter comp.
de motor, de même orig. que le fr. moteur* et de scooter
« celui qui démarre vite, qui file » d'où « petit véhicule ou bateau très
maniable » et « trottinette d'enfant », dér. de to scoot « démarrer
brusquement, courir vite, filer » forme amér. d'un verbe angl. to scout
d'orig. obsc. (v. NED et NED Suppl.2).
DÉR. Scootériste, subst. masc. Personne
conduisant un scooter. Quand Antoine (...) a été tué il y a deux ans, quel
prince de la pègre, dans quel combat singulier, a osé abattre le chef des frères
Guérini? Deux petits, même pas en automobile... à scooter. Comme si ce n'était
même pas la peine d'user de l'essence pour liquider un empire. Antoine mort,
les scootéristes s'acharnent: onze balles de 11,43 (Le Nouvel
Observateur, 12 janv. 1970, p. 29, col. 4).
[
].
Prop. CATACH-GOLF. Orth. Lexicogr. 1971, p. 298: scootériste ou scoutériste.
1re
attest. 1951 (L'Aurore-France libre, 17 avril, 5e ds HÖFLER
Anglic.); de scooter, suff. -iste*; cf. aussi
l'angl. scooterist (1919 « celui qui circule sur un petit véhicule
maniable », 1956 « celui qui circule sur un petit véhicule motorisé et caréné
à deux roues » ds NED Suppl.2).
BBG.
DUB.
Dér. 1962, p. 73; p. 42 (s.v. scootériste).